GAZ A EFFET DE SERRE
Lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992, des experts font part de leurs inquiétudes sur le réchauffement du climat. Ils font aboutir au travers de l’ONU une convention cadre qui annonce l’intention de réduire les gaz à effet de serre et de trouver des solutions pour y parvenir. En 1997, la convention est concrétisée par le protocole de Kyoto qui engage de manière contraignante les pays industrialisés signataires à réduire leurs émissions en imposant un quota. Aujourd’hui, sur 192 pays signataires de la convention, 156 pays ont signé le protocole. Ils s’engageant à réduire leurs émissions de CO2 de 8% par rapport à la base de référence de 1990, d’ici à 2012. La Suisse a ratifié le protocole de Kyoto en 2003. En décembre 2007, la conférence sur le climat de Bali a adopté une feuille de route des actions à mener en vue d’assurer la continuité des accords de Kyoto pour l’après 2012. En décembre 2008, les délégués de la conférence des Nations Unies sur le climat de Poznañ en Pologne ont convenu d’un programme ambitieux afin d’adopter un nouvel accord d’ici à fin 2009 à Copenhague.
En Suisse[2] En signant le protocole de Kyoto notre pays s’est engagé à réduire de 10% d’ici à 2010 les gaz à effet de serre en établissant un cadre légal par une loi sur le CO2 entrée en vigueur en janvier 2008. Deux instruments sont mis en œuvre soit : la taxe CO2 sur les combustibles et le centime climatique.
Compensation « L’idée est simple : pour chaque tonne de dioxyde d’azote de carbone émise par les transports, chacun peut « compenser » les dommages que cause ce gaz à effet de serre. Comment ? En cofinançant des projets énergétiques sobres ou neutres en CO2 lancés, la plupart dans les pays en voie de développement…
[3] ». Avec l’argent récolté peuvent être mis en place des projets liés à l’environnement et en particulier liés à des actions favorisant les énergies renouvelables. C’est cette dynamique que le Balafon entend mettre en place graduellement, en proposant à sa clientèle qui le désire d’y participer moyennant un surcoût qu’il reste encore à définir. Ce capital pourra ainsi être réinvesti auprès des producteurs partenaires du Balafon. Les entreprises qui ne souhaitent pas être soumises à la taxe sur le CO2 peuvent passer une convention d’objectif de réduction de leurs émissions avec l’Agence de l’énergie pour l’économie (AEnEC) et ainsi obtenir des quotas d’émissions. Si ces objectifs ne sont pas atteints, ils ont la possibilité de compenser leurs émissions de CO2 en achetant des CER (Certified Emissions Reduction) leur donnant des quotas supplémentaires d’émissions de CO2.
Toutefois, toutes les entreprises peuvent de manière volontaire compenser leurs émissions de CO2 en achetant des VER. Ainsi, dans le cadre de leur politique de réduction des émissions de CO2, les entreprises peuvent s’engager à compenser leurs émissions en participant au financement de projets qui visent à réduire les gaz à effet de serre en Suisse ou à l’étranger. Dans cet esprit Le Balafon compense dans des projets les émissions de gaz à effet de serre sur le transport d’importation des produits.
[1] ecoLive, Olivier Bruggimann. http://www.ecolive.ch
[2] Voir « Le défi climatique » Brochure « Environnement » de l’Office fédéral de l’environnement 3/2008
[3] Le Temps du 21 mars 2007.